Manifestation à Nantes contre l'austérité en Europe

Publié le par frontdegauche44-vignoble

 

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Les candidats pour le Front de gauche aux élections législatives dans la 10ème circonscription, Pedro MAIA et Patrick DUBREIL, étaient présents dans la manifestation aux côtés des salarié(e)s le mercredi 29 février lors de la journée de mobilisation contre les plans d’austérité en Europe. Cette mobilisation se déroulait dans le cadre d’un appel de la confédération européenne des syndicats contre les plans de rigueur imposés par le traité Merkel Sarkozy. Ce traité aura des conséquences graves sur la vie quotidienne des peuples européens à travers le Mécanisme Européen de Stabilité. Le MES est une société financière, basée au Luxembourg. Son capital est colossal : 700 milliards d'euros. Les actionnaires sont les 17 États de la zone euro, les deux principaux étant l'Allemagne et la France qui devra verser 142 milliards. Ce versement doit se faire de manière « irrévocable et inconditionnelle ». Le MES consiste, au nom d'une prétendue solidarité, à entériner les plans d'austérité dans une opacité sans limite. Ce qui a été mis en place en Grèce donne une idée de la sauce à laquelle les pays demandant l'aide du MES seront mangés : privatisations massives, réductions des salaires, des retraites, remise en cause du salaire minimum, attaques contre le droit du travail, la protection sociale, hausse de la TVA... Les plans d'austérité définis par la troïka (Union européenne, Banque centrale européenne et FMI) ne pourront en aucun cas être contestés ou amendés, ni par les gouvernements, ni par les parlements. C’est un grand recul démocratique et une nouvelle injustice sociale.

Le Front de gauche exige une autre Europe, une Europe de la solidarité et de la coopération qui réorientera les missions de la banque centrale européenne par une nouvelle politique monétaire dont les objectifs seront la relance économique, l’harmonisation sociale par le haut. Aussi nous voulons un nouveau traité et un nouveau référendum. La démocratie et l'intérêt d'une construction européenne par et pour les citoyens européens exigent un débat et une consultation populaires. Les refuser serait bien une preuve de faiblesse de la part du pouvoir et des tenants de l'Europe libérale. Ce serait la preuve de la tentative de coup de force des mandataires des puissances d'argent pour imposer leur politique de démolition sociale, de privatisations et de recul démocratique.

 

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